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Children of the Wild

 Après un premier album baptisé "holed up" en 2002 et "Math and Magic" sorti en 2005, le
groupe américain Setting Sun nous propose son troisième opus. Il est emmené par Gary
Levitt, un touche-à-tout qui s'est installé dans l'état de New York, dans la vallée de l'Hudson.
Il chante et joue de la guitare. Il assure également la production de l'album. A ses côtés, il y
a la chanteuse Erica Quitzow, qui a aussi un autre projet portant son nom. Elle joue
également du violoncelle et du violon, et parfois même de la batterie. Cette équipe de choc
a reçu l'aide de Lawrence Roper (voix) et des bassistes Jeff Raffensperger et Frank Ciampi.
Ce qui frappe dans cet album est son côté acoustique chaleureux. Tant la guitare que le chant
nous baignent de bonheur dans une ambiance joyeuse malgré une certaine mélancolie.
L'utilisation du violon et du violoncelle colore agréablement l'ensemble. Le chant s'y pose en
douceur avec une empreinte vocale bien particulière qui captive l'auditeur dès le début. Les
chansons sont prenantes, impossible d'y résister. Ecoutez le sublime "No Devil me no More"
qui dans sa douceur sait aussi être bien explosif.

 Les titres de cet album sont relativement courts. Les chansons vont à l'essentiel. Pas de
longueur, donc impossible de s'y ennuyer. Le mélange des voix masculine et féminine fait
merveille. On sent bien que les deux têtes pensantes, Gary et Erica, ont débuté sur la scène
de San Francisco. L'ambiance générale toute légère en est imprégnée et même si certains
titres ont un côté pop, ce n'est pas ce qui se ressent le plus. Ils sont inventifs à souhaits et
l'énergie qui transpire de certains titres, "Overjoyed" par exemple, n'a rien à envier à un
Arcade Fire malgré le fait qu'ici tout est acoustique.

 Autre grand moment, "Not Waste" sur lequel Gary chuchote presque. Le violon lance des
séries de déferlantes incroyables et l'ensemble est soutenu par une batterie intensifiant la
mélancolie ambiante.
Voilà un album qui devrait aussi plaire aux fans des Decemberists. S'ils n'en ont pas la puissan-
ce de frappe, ils n'en sont malgré tout pas loin. Une découverte à faire sans aucun doute !